J’ai regardé le Président de la République à l’occasion de la soirée spéciale que TF1 lui avait complaisamment organisé.
Une nouvelle fois, il a fustigé les embauches effectuées par les collectivités territoriales. Je le rappelle ici, les collectivités ont créé des emplois ces dernières années afin de pallier la carence criante en moyens humains de services publics dont l’Etat a confié la charge aux Départements. Elles ont permis de rendre le service public plus efficace. Elles ont aussi représenté, dans certains territoires, les seules créations d’emplois. Elles ont également dynamisé le tissu économique local. Nous n’avons pas à nous excuser d’avoir embauché.
Le contraste était terrible avec l’Etat qui aujourd’hui met en oeuvre le premier plan social du pays en supprimant par dizaine de milliers des postes de fonctionnaires, au détriment du fonctionnement des services publics. Ces emplois détruits pèsent lourd dans la montée du chômage dans notre pays.
Ce qui m’a frappé, c’est le discours plein de contradictions de Nicolas Sarkozy. En dépit de ses grandes paroles sur la lutte contre le chômage, il s’est trouvé bien en peine d’expliquer comment les suppressions de postes dans la fonction publique et surtout le fameux « travailler plus pour gagner plus » pouvaient aider à lutter contre le chômage. Les français présents hier soir n’ont pas été dupes.
Hier soir, Nicolas Sarkozy a buté sur la principale arrête idéologique de la droite sur ces dix dernières années : le temps de travail. Sa position est enfin apparue pour ce qu’elle était : intenable, injuste, irréaliste.
DOMINIQUE DUPILET
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